Toutes les questions (222)

    Les diététistes-nutritionnistes ont l’obligation d’exercer leur profession avec compétence et de reconnaître les limites de leurs connaissances (art. 9 du Code de déontologie). Lorsqu’une ou un diététiste-nutritionniste estime ne pas posséder les compétences requises pour offrir des services sécuritaires et de qualité, elle ou il doit en aviser son gestionnaire afin d’obtenir le soutien et l’accompagnement nécessaire pour acquérir les compétences (par exemple : formations, mentorat par des collègues plus expérimentés, période d’intégration, etc.).

    L’Ordre n’a pas d’exigence particulière concernant un nombre d’heures de formation requis pour la prise en charge des diverses clientèles. Cette responsabilité relève du jugement professionnel de chaque diététiste-nutritionniste, qui doit évaluer ses compétences et déterminer s’il ou elle est en mesure de fournir des soins sécuritaires.

    Dans ce type de situation, les diététistes-nutritionnistes sont tenus à une obligation de moyens et doivent donc entreprendre des démarches raisonnables pour remédier à la situation. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre les professionnels et les employeurs d’assurer des soins sécuritaires.

    Finalement, bien que les employeurs puissent établir des procédures et émettre des directives organisationnelles, celles-ci ne doivent pas restreindre l’autonomie et l’indépendance professionnelle des diététistes-nutritionnistes ni compromettre le respect de leurs obligations déontologiques. Pour plus d’information au sujet du droit de gérance, nous vous invitons à consulter cette chronique juridique.

    Oui, l’ensemble des outils soutenant les principes d’équité, diversité et inclusion se trouvent sur cette page de notre site web.

    Il n’existe pas de liste de tests de laboratoire que les diététistes-nutritionnistes peuvent prescrire. Les prescriptions des analyses de laboratoire doivent être en lien avec le champ d’exercices de la profession et avoir une pertinence pour la prise en charge du patient. Il revient donc à chaque diététiste-nutritionniste d’utiliser son jugement clinique lors de la prescription des analyses de laboratoire.

    Les diététistes-nutritionnistes doivent veiller à une utilisation judicieuse des analyses de laboratoires et cibler les analyses nécessaires et pertinentes selon le contexte clinique. Pour plus d’information, veuillez consulter les ressources de l’INESSS à ce sujet : INESSS: Publication: Utilisation judicieuse des analyses biomédicales.

    Oui. Tous les membres de l’ODNQ doivent utiliser le titre ou les initiales réservées aux diététistes-nutritionnistes dans l’exercice de leur profession, conformément à l’article 12 du Code de déontologie. 

    Il est important de distinguer le titre d’emploi, qui est déterminé par l’employeur (par exemple : gestionnaire, conseiller, etc.), du titre professionnel, qui est attribué du fait de l’appartenance à un ordre professionnel. Ainsi, peu importe le titre d’emploi occupé, toute personne membre de l’ODNQ doit faire usage du titre ou des initiales réservées. 

    L’utilisation du titre professionnel permet d’indiquer clairement aux collègues, collaborateurs et partenaires que la personne est membre de l’Ordre et qu’elle est tenue de se conformer à un code de déontologie, ainsi qu’aux autres obligations professionnelles qui en découlent. Cette obligation s’applique à l’ensemble des secteurs d’activité, et non seulement à la nutrition clinique où à l’exercice directement auprès de la patientèle. 

    Il peut arriver qu’une professionnelle ou qu’un professionnel de la nutrition ait accès à des échantillons fournis par des sociétés commerciales. Si la ou le diététiste-nutritionniste décide de remettre ces échantillons, elle ou il doit respecter l’ensemble de ses devoirs déontologiques.

    Il est possible de remettre des échantillons de vitamines et/ou minéraux, dans le cas où les conditions suivantes sont réunies :

    • Les échantillons doivent répondre aux besoins du patient et faire suite à une évaluation individualisée.
    • Les échantillons sont cohérents avec le plan de traitement nutritionnel, mais ne doivent pas être présentés comme partie intégrante de ce plan. Il est recommandé d’informer la personne qu’il existe d’autres produits équivalents pour ne pas créer une obligation d’achat envers un produit spécifique.
    • Les échantillons ont une efficacité reconnue dans la littérature scientifique.
    • Les échantillons ne servent pas à des fins de promotion ou de sollicitation auprès des patients. C’est-à-dire que leur distribution ne doit pas occasionner des avantages personnels ni financiers chez la ou le diététiste-nutritionniste

    Même si vous détenez votre droit de prescrire, il n’est pas possible de prescrire une analyse de laboratoire visant le diagnostic d’une maladie. Le diagnostic des maladies est une activité réservée exclusivement aux médecins, IPS et dentistes. Les analyses de laboratoire prescrites par les diététistes-nutritionnistes doivent être des marqueurs sur lesquels il est possible et pertinent d’agir dans le cadre du plan de traitement nutritionnel. 

     L’analyse des IgA anti-transglutaminase fait partie intégrante du processus diagnostic de la maladie cœliaque, donc la ou le diététiste-nutritionniste ne peut la prescrire dans ce contexte. Si la maladie cœliaque est suspectée, il est important de référer la patiente ou le patient aux personnes professionnelles qui peuvent diagnostiquer et assurer le suivi conséquent. 

    Dans le cas où un diagnostic de maladie cœliaque serait déjà établi, la ou le diététiste-nutritionniste pourrait prescrire les anti-transglutaminases IgA dans le cadre du suivi du plan de traitement nutritionnel. La visée de cette prescription n’est pas de nature diagnostique et s’inscrit plutôt dans le champ d’exercice de la profession.

    Oui, l’exercice en collaboration peut mener, selon l’organisation des soins et le contexte clinique, à l’élaboration d’une note au dossier conjointe. La note conjointe doit respecter l’ensemble des obligations décrites dans les lignes directrices relatives à la note conjointe et la tenue de dossiers.

    Il n’existe actuellement pas de ratios ou de normes déterminant le nombre minimal de personnes que les diététistes-nutritionnistes doivent voir par jour. Il n’existe pas non plus de charge optimale de patientes et patients que les diététistes-nutritionnistes devraient avoir.

    Plusieurs facteurs influencent grandement la charge de travail et doivent être considérés pour assurer des services sécuritaires et de qualité. Parmi ces facteurs, on retrouve notamment :

    • Le niveau de complexité de la clientèle desservie
    • Les déplacements requis pour la prise en charge
    • Les rencontres interdisciplinaires nécessaires
    • Les activités de liaison avec d’autres professionnels ou services
    • Les tâches administratives et connexes, comme la supervision de stagiaires, le soutien clinique, le développement d’outils, l’animation d’ateliers ou autres initiatives, etc.

    Les employeurs peuvent établir des procédures et émettre des directives en lien avec les services offerts, toutefois celles-ci ne doivent pas restreindre l’autonomie professionnelle des diététistes-nutritionnistes dans leur prise en charge. Il est important de souligner que lorsque des difficultés apparaissent dans l’atteinte des obligations déontologiques, par exemple dû à la perception d’une charge de travail trop importante, il est important d’en discuter avec votre gestionnaire afin d’assurer la qualité et la sécurité des services rendus. Pour plus d’information sur le droit de gérance des employeurs, nous vous invitons à consulter cette chronique juridique.

    À ce jour, l’ODNQ ne dispose pas de données publiques issues des établissements permettant d’établir des ratios. L’ODNQ travaille toutefois à l’identification d’indicateurs pertinents en nutrition afin que ceux-ci soient intégrés aux tableaux de bord du ministère de la Santé et des Services sociaux ou de Santé Québec, ce qui permettra, à terme, de mieux éclairer cette question.

    Autres ressources :

    Lorsque les diététistes-nutritionnistes font partie d’un programme (p. ex. centre d’expertise en maladies chroniques), les références des médecins ou des IPS vers ce programme tiennent lieu d’ordonnances individuelles. Cela indique que la nutrition est jugée essentielle au traitement. Les diététistes-nutritionnistes autorisées peuvent alors exercer, en toute autonomie, l’ensemble des activités professionnelles nécessaires à l’élaboration et la mise en œuvre du plan nutritionnel.

    L’affichage publicitaire sur un site web doit être conforme aux obligations déontologiques énoncées dans la section « Publicité et déclarations publiques » du Code de déontologie, notamment les articles 75 et 76. À cet égard, il convient de faire preuve de vigilance notamment, quant aux éléments suivants :

    • Transparence : Le public doit être informé de la présence de publicités commanditées sur votre site web, en le spécifiant, par exemple, dans la section « à propos » et en ajoutant une mention accompagnant les publicités, lorsque possible. Les publicités doivent être clairement identifiées comme indépendantes du contenu.
    • Contrôle du contenu publicitaire : Un contrôle doit être exercé sur le type de publicité afin de veiller au respect des obligations déontologiques. Par exemple, les publicités ne doivent pas aller à l’encontre des recommandations de santé publique et ne peuvent faire la promotion de toute méthode susceptible de nuire à la santé, ou de traitement miracle. Les publicités doivent être distinctes du contenu et ne jamais en influencer la nature ou le message.
    • Modèle de rémunération : Aucune rémunération liée aux clics, aux ventes ou aux liens d’affiliation ne doit être intégrée au contenu. Les diététistes-nutritionnistes ne peuvent recevoir, verser ou s’engager à verser tout avantage, ristourne ou commission reliés à l’exercice de la profession, autre que la rémunération à laquelle ils et elles ont droit. Cette obligation vise à éviter les conflits d’intérêts qui peuvent influer sur la capacité des diététistes-nutritionnistes d’agir dans l’intérêt primordial de la patientèle.
    • Collaborations et publications externes : Lorsqu’un contenu est publié sur un site tiers, les diététistes-nutritionnistes doivent prendre les moyens nécessaires pour que leurs obligations déontologiques soient respectées. Les collaborations doivent être sélectionnées judicieusement et s’assurer qu’elles respectent les obligations déontologiques, notamment:
      • Y a-t-il un risque de diminuer la confiance du public dans la profession ?
      • Est-ce que cette collaboration donne une image mercantile de la profession ?
      • Lors de cette collaboration pourrais-je exercer pleinement mon jugement professionnel ?
      • Est-ce que cette collaboration risque de compromettre l’intérêt premier du public et de la patientèle en lien avec le maintien et le rétablissement de la santé de la population et la promotion de la saine alimentation ?
      • Cette collaboration compromet-elle l’honneur, la dignité et l’intégrité de la profession ?

     

    Somme toute, la diffusion de publicités constitue une pratique délicate pour laquelle les diététistes-nutritionnistes doivent faire preuve de vigilance supplémentaire afin, entre autres, de préserver l’indépendance professionnelle, le lien de confiance du public, et de prévenir tout conflit d’intérêts, réel, potentiel ou apparent. En tout temps, les diététistes-nutritionnistes doivent veiller à ce que leurs comportements et leurs actions ne portent pas atteinte à l’honneur, à la dignité et à l’intégrité de la profession.

    Oui. Cela fait partie de leur exercice professionnel et ne contrevient pas au Code de déontologie, à condition de respecter certains principes. L’essentiel est de demeurer neutre, de ne pas promouvoir une marque en particulier ni recevoir de rémunération pour le faire de la part d’une entreprise de pain. Les diététistes-nutritionnistes peuvent donc comparer différents pains de façon objective, analyser leur valeur nutritive et même proposer un classement selon leur qualité nutritionnelle, en s’appuyant sur leur jugement professionnel.

    Le(la) membre ne doit pas exercer la profession, que ce soit de façon rémunérée ou non.

    Oui.

    Une dispense peut être demandée par le(la) membre qui :

    1. est inscrit(e) à temps plein à un programme d’études universitaires ;
    2. est en congé de maternité, de paternité ou parental ;
    3. est dans l’impossibilité de suivre des formations pour cause de maladie, d’accident, de grossesse ou d’absence pour agir comme proche aidant(e), au sens de la Loi sur les normes du travail (chapitre N-1.1).

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) est permise, mais comme pour tout autre outil utilisé dans le cadre de la pratique professionnelle, son usage doit être conforme aux lois et aux règlements qui encadrent la profession.

    Avant d’utiliser un outil d’IA, il y a plusieurs questions à se poser et des éléments à considérer, notamment :

     

    Quelle que soit la technologie employée, les diététistes-nutritionnistes demeurent pleinement responsables et imputables du contenu produit. L’IA peut être un outil d’aide à la rédaction, mais elle ne peut en aucun cas se substituer au raisonnement clinique.

    L’Ordre suit de près l’évolution de l’IA et continuera d’accompagner les diététistes-nutritionnistes pour assurer une utilisation éthique, sécuritaire et conforme à leurs obligations professionnelles.

    Référence :

    https://declarationmontreal-iaresponsable.com/soutenir-lencadrement-des-pratiques-professionnelles-en-matiere-dintelligence-artificielle-dans-le-secteur-de-la-sante-et-des-relations-humaines-proposition-dun-prototype/