L’ODNQ reconnaît la volonté du gouvernement d’améliorer l’efficacité de ses organisations et de favoriser une meilleure mutualisation des ressources. Toutefois, nous exprimons une préoccupation majeure : l’avenir de la nutrition en santé publique au Québec.

La fusion proposée entre l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), ainsi que la disparition annoncée de certaines missions et fonctions en santé publique, risquent d’affaiblir une expertise essentielle. Le Québec pourrait ainsi se priver d’un levier déterminant : les activités de surveillance, de promotion de la santé et de prévention des maladies chroniques liées à l’alimentation et à la nutrition.

Le Québec se distingue encore par la solidité de son filet social. Malgré une dégradation mondiale de la qualité de l’alimentation et une hausse du taux d’obésité, la province présente :

  • la plus longue espérance de vie en Amérique du Nord
  • l’une des plus importantes consommations de légumes et de fruits, bien qu’en déclin
  • l’un des taux de prévalence de l’obésité les plus faibles, bien qu’en progression 


L’ODNQ recommande d’assurer : 

  • le maintien des missions et fonctions de la santé publique en les définissant clairement dans la loi
  • le maintien de l’expertise en nutrition en santé publique et de la présence de milieux de stage, essentielle à la formation initiale des diététistes-nutritionnistes   
  • le maintien des fonctions de surveillance, de promotion et de prévention des maladies en lien avec la nutrition et l’alimentation
  • prendre les moyens nécessaires pour assurer la réussite de la création de l’IQSSS, le cas échéant. 

Le gouvernement du Québec exprime, dans sa Stratégie nationale de prévention en santé, un engagement fort envers la santé publique. Nous souhaitons que le projet de loi 7 soit ajusté pour refléter cet engagement et maintenir la protection du public au cœur de nos décisions collectives.

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