Les diététistes-nutritionnistes ont l’obligation d’exercer leur profession avec compétence et de reconnaître les limites de leurs connaissances (art. 9 du Code de déontologie). Lorsqu’une ou un diététiste-nutritionniste estime ne pas posséder les compétences requises pour offrir des services sécuritaires et de qualité, elle ou il doit en aviser son gestionnaire afin d’obtenir le soutien et l’accompagnement nécessaire pour acquérir les compétences (par exemple : formations, mentorat par des collègues plus expérimentés, période d’intégration, etc.).
L’Ordre n’a pas d’exigence particulière concernant un nombre d’heures de formation requis pour la prise en charge des diverses clientèles. Cette responsabilité relève du jugement professionnel de chaque diététiste-nutritionniste, qui doit évaluer ses compétences et déterminer s’il ou elle est en mesure de fournir des soins sécuritaires.
Dans ce type de situation, les diététistes-nutritionnistes sont tenus à une obligation de moyens et doivent donc entreprendre des démarches raisonnables pour remédier à la situation. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre les professionnels et les employeurs d’assurer des soins sécuritaires.
Finalement, bien que les employeurs puissent établir des procédures et émettre des directives organisationnelles, celles-ci ne doivent pas restreindre l’autonomie et l’indépendance professionnelle des diététistes-nutritionnistes ni compromettre le respect de leurs obligations déontologiques. Pour plus d’information au sujet du droit de gérance, nous vous invitons à consulter cette chronique juridique.
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