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Est-ce que les diététistes-nutritionnistes peuvent remettre des échantillons (p. ex. vitamines et minéraux) dans le cadre de leur pratique?
Il peut arriver qu’une professionnelle ou qu’un professionnel de la nutrition ait accès à des échantillons fournis par des sociétés commerciales. Si la ou le diététiste-nutritionniste décide de remettre ces
Lire la suiteL’affichage publicitaire sur un site web doit être conforme aux obligations déontologiques énoncées dans la section « Publicité et déclarations publiques » du Code de déontologie, notamment les articles 75 et 76. À cet égard, il convient de faire preuve de vigilance notamment, quant aux éléments suivants :
- Transparence : Le public doit être informé de la présence de publicités commanditées sur votre site web, en le spécifiant, par exemple, dans la section « à propos » et en ajoutant une mention accompagnant les publicités, lorsque possible. Les publicités doivent être clairement identifiées comme indépendantes du contenu.
- Contrôle du contenu publicitaire : Un contrôle doit être exercé sur le type de publicité afin de veiller au respect des obligations déontologiques. Par exemple, les publicités ne doivent pas aller à l’encontre des recommandations de santé publique et ne peuvent faire la promotion de toute méthode susceptible de nuire à la santé, ou de traitement miracle. Les publicités doivent être distinctes du contenu et ne jamais en influencer la nature ou le message.
- Modèle de rémunération : Aucune rémunération liée aux clics, aux ventes ou aux liens d’affiliation ne doit être intégrée au contenu. Les diététistes-nutritionnistes ne peuvent recevoir, verser ou s’engager à verser tout avantage, ristourne ou commission reliés à l’exercice de la profession, autre que la rémunération à laquelle ils et elles ont droit. Cette obligation vise à éviter les conflits d’intérêts qui peuvent influer sur la capacité des diététistes-nutritionnistes d’agir dans l’intérêt primordial de la patientèle.
- Collaborations et publications externes : Lorsqu’un contenu est publié sur un site tiers, les diététistes-nutritionnistes doivent prendre les moyens nécessaires pour que leurs obligations déontologiques soient respectées. Les collaborations doivent être sélectionnées judicieusement et s’assurer qu’elles respectent les obligations déontologiques, notamment:
- Y a-t-il un risque de diminuer la confiance du public dans la profession ?
- Est-ce que cette collaboration donne une image mercantile de la profession ?
- Lors de cette collaboration pourrais-je exercer pleinement mon jugement professionnel ?
- Est-ce que cette collaboration risque de compromettre l’intérêt premier du public et de la patientèle en lien avec le maintien et le rétablissement de la santé de la population et la promotion de la saine alimentation ?
- Cette collaboration compromet-elle l’honneur, la dignité et l’intégrité de la profession ?
Somme toute, la diffusion de publicités constitue une pratique délicate pour laquelle les diététistes-nutritionnistes doivent faire preuve de vigilance supplémentaire afin, entre autres, de préserver l’indépendance professionnelle, le lien de confiance du public, et de prévenir tout conflit d’intérêts, réel, potentiel ou apparent. En tout temps, les diététistes-nutritionnistes doivent veiller à ce que leurs comportements et leurs actions ne portent pas atteinte à l’honneur, à la dignité et à l’intégrité de la profession.
Oui. Cela fait partie de leur exercice professionnel et ne contrevient pas au Code de déontologie, à condition de respecter certains principes. L’essentiel est de demeurer neutre, de ne pas promouvoir une marque en particulier ni recevoir de rémunération pour le faire de la part d’une entreprise de pain. Les diététistes-nutritionnistes peuvent donc comparer différents pains de façon objective, analyser leur valeur nutritive et même proposer un classement selon leur qualité nutritionnelle, en s’appuyant sur leur jugement professionnel.
Non, la pratique consistant à endosser des produits et services de compagnies et à toucher une ristourne ou commission en cas de vente par l’entremise d’un lien d’affiliation sur sa page Web ou ses réseaux sociaux est proscrite, car elle est contraire aux obligations professionnelles.
En effet, l’utilisation des liens d’affiliation place les diététistes-nutritionnistes en conflit d’intérêts, une situation qui peut miner la confiance du public. L’intérêt financier peut outrepasser l’exercice du rôle professionnel, en reléguant au second plan l’intérêt de la patientèle.
Il est interdit de permettre que son titre professionnel soit utilisé dans une publicité dans un but commercial. Par exemple, le fait d’associer son titre professionnel à une marque en particulier dans le but d’ajouter de la crédibilité à un produit est contraire à cette obligation. Les diététistes-nutritionnistes peuvent toutefois promouvoir la consommation de groupe d’aliments au sens large. Il serait donc possible d’être porte-parole pour un OBNL ou une association qui fait la promotion de la saine alimentation ou un groupe d’aliments, par exemple les fruits et légumes. Évidemment, les diététistes-nutritionnistes ne peuvent s’associer avec une industrie qui irait à l’encontre des recommandations de santé publique.
Dans cette situation, il est recommandé de vous en tenir aux recommandations générales. Lorsque le contenu est commandité par une compagnie, l’analyse spécifique de leurs produits pourrait être perçue par le public comme un conflit d’intérêts apparent. Même s’il n’en représente pas nécessairement un, une apparence de conflit d’intérêts peut mettre en doute l’intégrité et l’objectivité des diététistes-nutritionnistes et contribuer à la perte de confiance du public envers la profession.
Les diététistes-nutritionnistes ne peuvent utiliser leur titre professionnel dans une publicité ou une déclaration publique qui n’est pas liée à l’exercice de la profession. Ici, il faudrait donc faire la démonstration que le contenu a une visée éducative et que la ou le diététiste-nutritionniste exerce son rôle d’informer et d’éduquer le public sur la nutrition.
Lorsqu’une recette est publiée directement par une entreprise, comme Danone, sur ses propres plateformes (par exemple, son site web), il est généralement clair pour le public que la ou le diététiste-nutritionniste a été engagée par la compagnie pour créer du contenu utilisant ses produits. Dans ce contexte, il est tout de même souhaitable de formuler la recette de manière à ce que la marque ne soit pas au cœur du message transmis. Par exemple, plutôt que d’intégrer directement la marque dans le titre ou les étapes de la recette, on peut simplement préciser : « Cette recette a été élaborée avec [nom du produit] ». Cela permet de maintenir une distinction entre le contenu nutritionnel et l’objectif commercial, tout en assurant la transparence du partenariat.
Ce type de collaboration est possible s’il vise à informer le public sur les caractéristiques générales des fruits lyophilisés (ex. : leur légèreté, leur facilité de transport, leur valeur nutritionnelle), sans mettre de l’avant la marque spécifique dans le contenu même.
Mentionner des avantages généraux des fruits lyophilisés est acceptable, mais il n’est pas permis d’associer directement ces avantages à une marque précise ou de faire la promotion d’un produit particulier dans le contenu visuel ou textuel. Ainsi, dire « Ces fruits de la compagnie X sont séchés ici, au Québec » et montrer visuellement le produit de cette compagnie dans la vidéo est contraire aux obligations déontologiques.
Exemple d’approche conforme : créer une vidéo éducative sur les avantages des fruits lyophilisés en générale pour la randonnée, sans montrer de marque ni de produit identifiable. Le contenu développé doit être conforme aux normes professionnelles et aux données de la science généralement reconnues. La mention du partenariat avec la compagnie doit apparaître clairement, mais à l’extérieur du contenu éducatif.
Non, en vertu de l’article 75 du Code de déontologie : Le diététiste ne peut utiliser son titre professionnel dans une publicité ou une déclaration publique qui n’est pas liée à l’exercice de la profession. Il n’y a aucune pertinence professionnelle à l’utilisation du titre dans ce contexte.