Oui. Tous les membres de l’ODNQ doivent utiliser le titre ou les initiales réservées aux diététistes-nutritionnistes dans l’exercice de leur profession, conformément à l’article 12 du Code de déontologie. 

Il est important de distinguer le titre d’emploi, qui est déterminé par l’employeur (par exemple : gestionnaire, conseiller, etc.), du titre professionnel, qui est attribué du fait de l’appartenance à un ordre professionnel. Ainsi, peu importe le titre d’emploi occupé, toute personne membre de l’ODNQ doit faire usage du titre ou des initiales réservées. 

L’utilisation du titre professionnel permet d’indiquer clairement aux collègues, collaborateurs et partenaires que la personne est membre de l’Ordre et qu’elle est tenue de se conformer à un code de déontologie, ainsi qu’aux autres obligations professionnelles qui en découlent. Cette obligation s’applique à l’ensemble des secteurs d’activité, et non seulement à la nutrition clinique où à l’exercice directement auprès de la patientèle. 

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Il peut arriver qu’une professionnelle ou qu’un professionnel de la nutrition ait accès à des échantillons fournis par des sociétés commerciales. Si la ou le diététiste-nutritionniste décide de remettre ces échantillons, elle ou il doit respecter l’ensemble de ses devoirs déontologiques.

Il est possible de remettre des échantillons de vitamines et/ou minéraux, dans le cas où les conditions suivantes sont réunies :

  • Les échantillons doivent répondre aux besoins du patient et faire suite à une évaluation individualisée.
  • Les échantillons sont cohérents avec le plan de traitement nutritionnel, mais ne doivent pas être présentés comme partie intégrante de ce plan. Il est recommandé d’informer la personne qu’il existe d’autres produits équivalents pour ne pas créer une obligation d’achat envers un produit spécifique.
  • Les échantillons ont une efficacité reconnue dans la littérature scientifique.
  • Les échantillons ne servent pas à des fins de promotion ou de sollicitation auprès des patients. C’est-à-dire que leur distribution ne doit pas occasionner des avantages personnels ni financiers chez la ou le diététiste-nutritionniste
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Il n’existe actuellement pas de ratios ou de normes déterminant le nombre minimal de personnes que les diététistes-nutritionnistes doivent voir par jour. Il n’existe pas non plus de charge optimale de patientes et patients que les diététistes-nutritionnistes devraient avoir.

Plusieurs facteurs influencent grandement la charge de travail et doivent être considérés pour assurer des services sécuritaires et de qualité. Parmi ces facteurs, on retrouve notamment :

  • Le niveau de complexité de la clientèle desservie
  • Les déplacements requis pour la prise en charge
  • Les rencontres interdisciplinaires nécessaires
  • Les activités de liaison avec d’autres professionnels ou services
  • Les tâches administratives et connexes, comme la supervision de stagiaires, le soutien clinique, le développement d’outils, l’animation d’ateliers ou autres initiatives, etc.

Les employeurs peuvent établir des procédures et émettre des directives en lien avec les services offerts, toutefois celles-ci ne doivent pas restreindre l’autonomie professionnelle des diététistes-nutritionnistes dans leur prise en charge. Il est important de souligner que lorsque des difficultés apparaissent dans l’atteinte des obligations déontologiques, par exemple dû à la perception d’une charge de travail trop importante, il est important d’en discuter avec votre gestionnaire afin d’assurer la qualité et la sécurité des services rendus. Pour plus d’information sur le droit de gérance des employeurs, nous vous invitons à consulter cette chronique juridique.

À ce jour, l’ODNQ ne dispose pas de données publiques issues des établissements permettant d’établir des ratios. L’ODNQ travaille toutefois à l’identification d’indicateurs pertinents en nutrition afin que ceux-ci soient intégrés aux tableaux de bord du ministère de la Santé et des Services sociaux ou de Santé Québec, ce qui permettra, à terme, de mieux éclairer cette question.

Autres ressources :

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Le Code de déontologie des diététistes n’interdit pas de rendre des services à une ou un membre de sa famille proche ou éloignée, ni même à une amie ou un ami ou à une connaissance.

Toutefois, les diététistes-nutritionnistes doivent considérer la possibilité que cette proximité nuise à leur jugement professionnel ou introduise un risque d’absence d’objectivité ou de multiplication d’actes au détriment d’autres clientes et clients, ou encore une trop grande émotivité.

Ainsi, il généralement préférable de diriger la personne vers une ou un autre diététiste-nutritionniste pour éviter toute situation délicate. Lorsque cela n’est pas possible, il faut s’assurer de placer l’intérêt de la patiente ou du patient au centre des interventions et de respecter en tout temps le secret de tout renseignement confidentiel obtenu dans le cadre de cette prestation, même s’il s’agit d’une ou d’un membre de la famille, d’une amie ou d’un ami ou d’une connaissance.

Pour en savoir davantage, consultez la section VII du Code de déontologie des diététistes, qui traitent des notions d’indépendance et de désintéressement.

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