Accueil | Activités autorisées - Diététistes-nutritionnistes |
Je suis diététiste-nutritionniste en soutien à domicile. Je visite un patient tétraplégique pour l’évaluation des apports nutritionnels en lien avec une plaie de pression dont la guérison est sous-optimale. Le jeune homme est seul chez lui à ce moment et me demande de l’aide pour prendre sa médication prescrite : Lipitor, Tylenol, Effexor. Puis-je lui administrer étant donné son incapacité physique?
L’autorisation d’activités aux diététistes-nutritionnistes ne vise pas à se substituer aux rôles ou fonctions des autres personnes intervenantes et professionnelles au sein de l’équipe. Si l’administration de médicaments n’a aucun
Lire la suiteTout d’abord, vous devez indiquer au dossier le nom des médicaments prescrits que vous avez administrés, ainsi que votre opinion professionnelle quant à la capacité de déglutition du patient et les impacts ou les risques sur sa santé et sa sécurité. Vous devrez ensuite communiquer avec la ou le médecin traitant ou spécialiste qui a émis l’ordonnance. De plus, la pharmacienne ou le pharmacien devra être avisé afin de pouvoir conseiller la ou le médecin quant aux alternatives et aux formes de médicament les plus appropriées ou, éventuellement, afin de pouvoir lui-même les modifier. Si la sécurité du patient est compromise dans l’immédiat, vous devez faire ces interventions rapidement et vous êtes responsable de la situation jusqu’à ce que vous vous soyez assuré qu’un suivi approprié à vos interventions sera effectué.
L’interdisciplinarité doit être prônée tout au long du continuum de services offerts à la patientèle. Selon l’organisation et les ressources disponibles dans le milieu de travail, il est possible que les différentes personnes professionnelles qui peuvent être impliqués en cas de dysphagie ne soient pas toutes présentes au moment de l’évaluation de la déglutition, qu’elle soit au chevet ou instrumentale. Dans de tels cas, les diététistes-nutritionnistes auront avantage à discuter avec leurs collègues afin de déterminer au préalable les objectifs de l’examen et ainsi s’assurer de l’efficience de son déroulement. Les mêmes principes s’appliquent à la suite de l’examen pour la communication des résultats et la détermination d’un plan d’intervention interdisciplinaire.
Les diététistes-nutritionnistes sont responsables du suivi de leurs interventions en tout temps et ne peuvent poser des gestes sans prévoir le suivi au préalable. Si aucune personne professionnelle n’est disponible pour faire le suivi, les diététistes-nutritionnistes doivent éviter de retirer le tube en présumant qu’une autre personne professionnelle dans un milieu inconnu assumera le suivi. Dans un tel cas, les diététistes-nutritionnistes doivent discuter avec la ou le gestionnaire responsable du programme et la ou le médecin ou l’IPS qui a émis l’ordonnance afin de déterminer les solutions possibles et ce qui est le plus optimal et sécuritaire pour la patiente ou le patient.
L’interdisciplinarité peut être plus complexe à mettre en œuvre lorsque les intervenantes et intervenants exercent dans des milieux différents. Dans ce cas-ci, la ou le diététiste-nutritionniste pourrait discuter en premier lieu avec l’infirmière, puisque cette dernière intervient fréquemment auprès de l’enfant et sera concernée directement par le changement. Par la suite, la ou le diététiste-nutritionniste peut utiliser le formulaire de communication afin de transmettre le changement de prescription au pédiatre et à l’allergologue. Dans le cas d’une situation clinique plus complexe, la ou le diététiste-nutritionniste pourrait aussi communiquer directement avec le pédiatre ou l’allergologue afin de discuter du cas. Enfin, dans le cas où plusieurs personnes professionnelles étant des prescriptrices et prescripteurs autorisés interviennent au dossier, il est important de faire une collecte d’informations complète et d’obtenir une évaluation médicale à jour de l’enfant. Ainsi, si des investigations ou examens sont prévus prochainement qui pourraient modifier le plan de traitement de la ou du diététiste-nutritionniste, il sera possible de mieux concerter et planifier son intervention.
Lorsque les diététistes-nutritionnistes détiennent une ordonnance qui indique que la nutrition constitue un facteur déterminant du traitement de la maladie, aucune autorisation d’une ou un médecin n’est nécessaire pour prolonger les suppléments de fer, lorsque ceux-ci sont requis. Les diététistes-nutritionnistes doivent s’assurer que les suppléments ne créent pas d’interactions médicamenteuses ou nutritionnelles avec un autre produit et qu’il n’existe pas d’autres contre-indications. Par contre, dans cette situation, la ou le diététiste-nutritionniste doit informer la ou le médecin que la prescription a été prolongée. Il est possible d’utiliser le formulaire à cet effet ou tout autre mode de communication déterminé par l’établissement. Une telle approche interdisciplinaire est essentielle à des soins concertés, sécuritaires et appropriés.
Premièrement, il faut vérifier si une ordonnance indique que la nutrition constitue un facteur déterminant du traitement de la maladie, dans le cadre de la détermination du plan de traitement nutritionnel. En l’absence d’une ordonnance, les diététistes-nutritionnistes ne sont pas autorisés à prescrire tel que prévu au Règlement.
Par contre, s’il ne s’agit pas d’un produit sous ordonnance, les diététistes-nutritionnistes peuvent recommander à la patientèle la prise d’un supplément qu’elle pourra se procurer et payer elle-même.
Lorsque les diététistes-nutritionnistes prescrivent ou recommandent la prise de vitamines et minéraux, elles et ils doivent informer les professionnelles et professionnels concernés et consigner le tout au dossier. Les diététistes-nutritionnistes doivent également obtenir, au préalable, l’évaluation médicale et évaluer les possibles interactions médicamenteuses.