Dans ce type de situation, il est important de rappeler que la marque et le produit ne doivent pas être intégrés directement au contenu éducatif. La compagnie vous approche avec un intérêt promotionnel, soit de faire connaître son huile. En tant que diététiste-nutritionniste, il est de votre responsabilité de proposer un contenu qui répond à cet objectif tout en conservant votre indépendance professionnelle et en respectant votre rôle d’éducation auprès du public.

Par exemple, plutôt que de publier une recette mettant spécifiquement en vedette l’huile Cameline, vous pourriez développer une capsule sur les critères à considérer dans le choix d’une huile, en abordant des aspects comme la composition nutritionnelle (p. ex. présence d’oméga-3), l’origine des produits (p. ex. achat local) et les usages culinaires selon le type d’huile. À l’extérieur de cette capsule (début ou fin), vous pourriez indiquer clairement : « Cette capsule a été développée en partenariat avec Cameline » ou « Contenu commandité par Cameline ». Cela permet de reconnaître le partenariat sans compromettre l’objectivité du contenu partagé.

Si vous choisissez de créer une capsule autour d’une recette, l’objectif doit également être éducatif, en visant par exemple à développer les compétences culinaires du public, partager des astuces, proposer une recette équilibrée ou encourager la cuisine en famille (ou en solo, pour les personnes vivant seules). Toutefois, même dans ce contexte, le produit commandité ne doit pas être mentionné dans la capsule ni mis en évidence à l’écran. Une mention claire du type « Capsule développée en partenariat avec [Nom de la marque] » peut être faite en début ou en fin de vidéo.

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Les produits des partenaires ne doivent pas être incorporés à l’information partagée durant les ateliers. Cela s’apparente aux règles qui s’appliquent lors d’une conférence ou d’un congrès : les commanditaires sont visibles, mais ils ne sont pas intégrés au contenu des présentations elles-mêmes.

Il est donc possible de mentionner vos partenaires (p. ex. : afficher leur logo) dans des supports distincts du contenu, comme au début ou à la fin de vos ateliers, ou dans une section clairement identifiée de vos communications (réseaux sociaux, infolettres). Cela contribue à préserver votre indépendance professionnelle et votre crédibilité auprès du public.

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Oui, il est possible pour les diététistes-nutritionnistes qui exercent au sein de compagnies agroalimentaires de mentionner les produits de cette compagnie. Dans ce contexte, les diététistes-nutritionnistes sont embauchés par les compagnies pour leur expertise et leur contribution au développement de produits répondant aux besoins nutritionnels de la population. Cela est bien différent de la création de contenu commandité, où une entreprise cherche à s’associer à la crédibilité d’une ou d’un diététiste-nutritionniste dans le but de promouvoir son produit auprès du public.

Lorsque les diététistes-nutritionnistes qui exercent au sein de compagnies agroalimentaires communiquent publiquement au sujet de produits auxquels elles et ils ont contribué, il est également important de faire preuve de transparence quant à leurs rôles dans l’élaboration du produit. Ces communications doivent veiller à ne pas induire en erreur ou créer une fausse impression. Les produits ne doivent pas être présentés comme une recommandation nutritionnelle au public

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Les diététistes-nutritionnistes peuvent aborder les futures orientations de la recherche, toutefois les membres de l’ODNQ doivent adapter leur message en conséquence, en faisant preuve de rigueur et de prudence dans la manière de présenter l’information.

Il est important de faire une distinction entre les données probantes établies et les champs de recherche émergents. Dans ce contexte, les diététistes-nutritionnistes ont la responsabilité de communiquer avec nuance, en mettant en perspective les résultats préliminaires et en évitant toute formulation qui pourrait induire en erreur un public qui n’a pas nécessairement de connaissances nutritionnelles ou scientifiques pour interpréter la robustesse des données.

 

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Oui, il est possible de parler de ces sujets sur vos comptes afin d’informer le public étant donné que vous n’avez pas d’affiliation ou davantage liée au partage de ces informations. Les diététistes-nutritionnistes peuvent discuter de différents produits alimentaires dans le but d’éduquer le public sur la nutrition. Dans ce type de situation, il peut être judicieux de spécifier qu’il n’y a pas d’association avec la compagnie afin de s’assurer que le public n’y perçoive pas de conflit d’intérêts.

Le fait de recevoir le produit en cadeau peut présenter certains risques. Il faudra vous assurer de maintenir votre indépendance professionnelle (p. ex. la marque ne doit pas avoir d’influence sur votre contenu) et d’informer le public que le produit a été reçu en cadeau.

Dans tous les cas, lorsqu’il existe d’autres produits de marques différentes offrant des caractéristiques ou un profil nutritionnel similaires, il est recommandé de présenter quelques alternatives. Cela permet d’illustrer qu’il existe plusieurs options comparables et réduit le risque que le public perçoive un produit comme étant supérieur aux autres, évitant ainsi d’induire le public en erreur ou de créer une fausse impression.

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Oui. Dans ce contexte, la ou le diététiste-nutritionniste ne fait pas la promotion d’une marque en particulier, mais partage plutôt de l’information pour aider le public à faire des choix nutritionnels éclairés. Présenter une comparaison de produits nutritionnels de différentes marques peut parfaitement s’inscrire dans le champ d’exercice de la profession et dans le rôle des diététistes-nutritionnistes exerçant en communication.

Cette approche est différente d’un contenu commandité, où une seule marque rémunère une professionnelle ou un professionnel pour la création de contenu spécifique. Lorsqu’aucun incitatif financier n’est en jeu et qu’aucun lien d’intérêt n’existe avec les compagnies mentionnées, cette pratique ne représente pas un conflit d’intérêts.

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Non. Tel que stipulé à l’article 12 du Code de déontologie « Le diététiste doit, dans l’exercice de sa profession, utiliser le titre ou les initiales réservés aux diététistes ».

De plus, en vertu de l’article 16 du Code de déontologie, les diététistes-nutritionnistes ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités professionnelles ou tenter de le faire. Les membres de l’ODNQ ne peuvent donc pas retirer leur titre professionnel dans le but de se soustraire à leurs obligations déontologiques lors d’une collaboration avec une compagnie.

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Lorsque la marque n’est pas intégrée au contenu, la visibilité pour la compagnie est effectivement limitée. Cela peut représenter un enjeu pour certaines entreprises qui souhaitent voir leur produit mis en valeur de manière plus directe. Celles-ci pourraient être tentées de se tourner vers des influenceurs qui ne sont pas assujettis aux mêmes obligations que les diététistes-nutritionnistes.

Cependant, les diététistes-nutritionnistes sont des personnes professionnelles de la santé, et leur crédibilité repose justement sur leur indépendance, leur rigueur scientifique et leur engagement envers la protection du public. Leur rôle n’est pas de promouvoir des marques, mais d’informer, d’éduquer et de guider le public. Cela signifie que les membres de l’ODNQ doivent établir dès le départ des balises claires auprès des compagnies afin que les partenariats respectent leurs obligations déontologiques.

Les diététistes-nutritionnistes jouissent d’un niveau de confiance élevé auprès du public qui est bien supérieur à celui accordé aux influenceurs. Cette confiance est un atout précieux pour les compagnies qui souhaitent s’associer à une image professionnelle crédible et assurer la fiabilité et la qualité des messages transmis.

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Non. Dans le cadre d’un contenu commandité, la marque doit être présentée à l’extérieur du contenu éducatif. La mise en évidence du produit ou de son emballage dans le contenu constitue une forme de promotion de la marque spécifique et est donc contraire aux obligations déontologiques. Le contenu doit demeurer strictement éducatif, sans incitation à l’achat ou la valorisation d’une marque en particulier.

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